Un voyage Optimiste au delà de nos croyances

Dans la lignée des films I AM de Shady Acres ou de l’excellent Solutions Locales pour un désordre global de Coline Serreau, je ne peux que vous recommander de visualiser le nouveau film de Marc de la Menardière: En quête de sens.
Un souffle optimiste à ne pas manquer !

Rodolphe Meyer, président.

Optimisme au travail: 14 idées pour plus de bienveillance

14 idéesComment humaniser les rapports dans le monde professionnel ? Comment redonner du sens au travail ? Comment impliquer et motiver ses salariés autrement que par des primes et des titres ? Plusieurs entreprises, toutes signataires de l’Appel à plus de bienveillance au travail lancé par Psychologies magazine, ont mis en place des bonnes pratiques plutôt que de longs discours. Equité, responsabilisation, convivialité, équilibre vie privée/vie professionnelle, voici des idées inspirées et inspirantes pour lieux vivre sa vie au travail. 

Instaurer plus de bien-être au travail Veiller au bien-être des salariés, c’est d’abord leur proposer un environnement de travail agréable.

Chez Bord de mer Communication, les collaborateurs ont activement participé à l’aménagement de leurs nouveaux bureaux : choix des couleurs, chauffage au bois etc… D2SI, Générali, Voyageurs du Monde mettent à disposition des salles de repos, des espaces de fitness, proposent des cours de gym ou des massages. Chez Malakoff Mederic, des conférences sur le sommeil font oeuvre de pédagogie pour les salariés ; Pepsico a développé des formations à la cohérence cardiaque et négocié le remboursement par la mutuelle, de séances chez le nutritionniste.

Le message est clair : il faut prendre soin de soi. D’ailleurs les deux associés de l’agence Interstices montrent l’exemple en partant tous les vendredi après-midi pour une randonnée dans la forêt à proximité.

Créer plus de convivialité Prévoir des moments pour se retrouver entre salariés d’une même entreprise permet de créer des liens et du collectif.

Une démarche constructive, et… roborative : nombre d’entreprises organisent des repas, comme chez Equicoop ou MS Formation, des piques-niques, des « happy drinks. »

D’autres préfèrent les sorties collectives: les salariés de Terra Cités ont visité des éco-quartiers en Allemagne, les collaborateurs de Mieux ont ramassé tous ensemble les déchets sur les berges de la semaine.

Des fêtes annuelles sont organisées chez Voyageurs du Monde ou MMA. Un challenge sportif peut également rassembler les salariés comme le Sport Day chez Pierres & Vacances ou la mise en place d’une running team chez EuroRSCG BETC.

Combattre le stress La gestion du stress est aujourd’hui un axe important des politiques d’entreprise pour amener plus de bienveillance au travail. Il faut d’abord mesurer le niveau de stress à travers des enquêtes sur le climat social, comme chez Brinks. Il s’agit ensuite d’aider les salariés à identifier les facteurs de stress.

Chez Malakoff Mederic, les collaborateurs ont été formés en e-learning à repérer les seuils d’alerte. La mise en place de hotlines téléphoniques avec des psychologues et l’organisation de consultations personnalisées complètent ces dispositifs chez MMA, Bretagne Ateliers, Orange.

Mieux équilibrer vie privée et vie professionnelle Eviter les réunions tardives, favoriser la flexibilité choisie des horaires, accompagner les congés maternité ou paternité : autant de règles qui permettent aux salariés d’atteindre un meilleur équilibre entre leur vie privée et leur travail. Chez KPMG, une charte des bonnes pratiques a été élaborée pour veiller à ce que le travail ne s’invite pas à la maison. Chez Biotissus, on promeut le « slow motion » et les déplacements en vélo, grâce à la proximité entre les bureaux et les domiciles des salariés. Human & Partners aide les jeunes mères en finançant 50% du coût de la crèche privée et incite les pères à prendre leur congé paternité. Norsys octroie la même augmentation pour les femmes en congé maternité que pour l’ensemble des équipes.

Favoriser plus de communication Un climat bienveillant au travail s’instaure par des règles de base de politesse et de courtoisie. Chez Malakoff Mederic, un petit manuel de civilité a été écrit pour rappeler la manière dont l’on doit se comporter en open space ou répondre aux mails. Dans d’autres entreprises, comme chez Etic ou Triple C, des réunions régulières sont prévues pour que chacun s’exprime sur les points à améliorer. Les salariés et dirigeants de Triple C et de Respiraction se soumettent à l’exercice dit de la « chaise chaude », durant ils passent tour à tour sur une chaise et répondent aux questions de leurs collègues et collaborateurs. Les vétérinaires de la clinique des Sablons se sont tous formés à la technique de sociocratie. Pour Utopies, une meilleure communication passe par de la transparence totale sur les salaires et les comptes tandis que chez Human & Partners, le droit à l’erreur est explicitement reconnu.

Impliquer ses salariés Impliquer tous les salariés autour d’un projet d’entreprise permet assurément de développer de la motivation. Il s’agit donc pour les entreprises de veiller à la bonne information de tous les salariés, quels que soient le niveau ou la branche technique dans laquelle ils se trouvent. Chez Lereca, les salariés disposent des mêmes informations scientifiques, qu’ils fassent partie des équipes terrain ou du siège. Outre cette exigence d’information, certaines entreprises impliquent tous leurs collaborateurs dans la réflexion sur l’avenir de leur société. Ainsi chez Générali, des ateliers de réflexion thématique et un forum permettent à chacun de s’exprimer dans le cadre d’une démarche RH baptisée Organisation du Travail Responsabilisante. Enfin l’implication comporte également un volet financier, comme chez Clarins, qui a mis en place de l’intéressement depuis la création de la société ou Human & Partners qui redistribue 25% du résultat net de l’entreprise sur un plan d’épargne salariale, quel que soit le niveau d’ancienneté du salarié.

Repenser le management Une attention particulière est portée par certaines entreprises à l’amélioration de la relation manager / managé. Chez Malakoff Mederic ou Clarins, des chartes managériales définissent désormais clairement le rôle du manager. Chez KPMG, l’évalution du manager intègre son comportement; un questionnaire avec une vingtaine d’items renseigne ainsi la façon dont le manager a géré son équipe lors des missions. Mention spéciale pour Occurrence, entreprise dans laquelle la signature de l’Appel est « opposable »: les collaborateurs peuvent questionner leur manager sur tout point de l’Appel.

A suivre…

Source: Claire Aubé

Vous reprendrez bien un peu d’optimisme ?

BallonPouvons-nous être heureux et optimistes lorsque nous entendons à longueur de journée, que ce soit dans les médias ou à la terrasse des cafés, un discours empreint de catastrophisme (écologique, économique, politique, humanitaire…) ?

La réponse est Oui, nous le pouvons mais surtout nous le devons car l’optimisme concret permet de trouver des solutions et d’accompagner le changement.

L’optimiste est tourné sur les solutions

L’optimisme n’est pas de la pensée magique qui se résumerait à répéter frénétiquement des « je vais bien, tout va bien ». L’optimisme ne masque pas le contexte dans lequel nous évoluons mais cette tournure d’esprit nous rend plus « combatif » face à l’adversité.

Car l’optimisme nous engage dans la recherche de solutions. Là où une personne pessimiste (qui la plupart du temps se qualifie elle-même plutôt de « réaliste »), va baisser les bras et se focaliser sur le négatif, les risques, les problèmes, ce qui est totalement sclérosant, l’optimiste, lui, va avoir une toute autre approche. Le problème, il le voit, mais au lieu de se cantonner à l’analyse de celui-ci, il va immédiatement se focaliser sur la recherche de solutions et rapidement passer à l’action.

L’optimiste est tendu vers l’action

Face à une crise, le pessimiste se questionne sur le POURQUOI. « Pourquoi cela (m’) arrive? », « qu’ai-je fait pour mériter cela? ». Il est tourné sur le passé.

L’optimiste, lui, s’oriente sur le COMMENT. « Comment résoudre cela? », « Que mettre en place pour changer la donne? ». Et dès qu’il trouve les remèdes, il agit et devient moteur de son propre changement (individuellement ou collectivement).

Bien évidemment, analyser ce qui a engendré une crise quelle qu’elle soit est sain et se doit d’être fait mais il faut ensuite passer à l’action.

L’optimiste est plus créatif

Pour l’optimiste, un problème ou un échec n’est là que pour lui montrer une nouvelle voie, une nouvelle marche à suivre.

Etre créatif c’est sortir de sa zone de confort, envisager des solutions innovantes, casser les habitudes et les codes. Car « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » disait Einstein.
Un optimiste voit dans une crise les opportunités, les choses positives qui en émergent, les potentialités de changement vers un mieux.

L’optimiste a plus chance

Ce n’est pas que l’optimiste soit plus chanceux mais plutôt qu’il est conscient de sa chance. Là où un pessimiste aura tendance à porter son attention essentiellement sur les difficultés de la journée, l’optimiste, lui, verra toutes les synchronicités et les aides qu’il a reçues dans ce même laps de temps.

Et plus il prend conscience de sa chance, plus il se définit comme quelqu’un de chanceux. Or, nous sommes ce que nous pensons être.

Alors, un pessimiste peut-il devenir optimiste?

Oui, l’être humain porte en lui la capacité de changer, encore faut-il qu’il le décide. Tout est une question de point de vue, il suffit juste de changer de prisme.

Dans le cadre de l’optimisme, le facteur génétique compte pour 25% par rapport aux 75% des facteurs culturels. Le verre est donc aux ¾ plein.

Cher pessimiste, vous prendrez bien une tournée?!

Source : www.huffingtonpost.fr/helene-picot/vous-reprendrez-bien-un-peu-optimisme_b_6232114.html?utm_hp_ref=france

No Comment…

Cultiver l’optimisme et la confiance en soi

cultiver l'amour

On peut voir la vie avec optimisme ou pessimisme. La plupart des gens, montrent les recherches, ont une tendance optimiste ou pessimiste. Les recherches montrent aussi que l’optimisme contribue à de meilleures performances, à moins de stress, à une meilleure santé et à une plus grande longévité. La vision optimiste pourrait s’apprendre, dans une certaine mesure. L’optimisme et le pessimisme reposent sur des styles de pensée différents pour expliquer les événements de la vie, comme les succès et les échecs. Ces styles de pensée sont aussi étroitement liés à la confiance en soi et l’estime de soi. La pensée optimiste Les optimistes expliquent les événements positifs comme s’étant produits à cause d’eux (cause interne). Ils voient ces événements comme des indications qu’ils sont capables de faire en sorte que d’autres choses positives arrivent dans le futur et dans d’autres domaines de leur vie. Leur confiance en soi est rehaussée par les événements positifs. Inversement, ils ont tendance à voir les événements négatifs comme n’étant pas de leur faute (cause externe). Ils les voient comme étant isolés et n’ayant rien à voir avec d’autres domaines de leur vie. Leur confiance en soi n’est pas affectée. Par exemple, si une optimiste obtient une promotion, elle croira probablement que c’est parce qu’elle est compétente dans son travail, et qu’elle recevra plus de bénéfices et de promotions dans le futur. Si elle n’obtient pas la promotion, elle pensera que c’est à cause de circonstances atténuantes, probablement parce qu’elle était partie en vacances, et qu’elle fera mieux dans le futur. Pour une personne optimiste, les événements négatifs passent comme sur le dos d’un canard mais les événements positifs renforcent sa confiance en soi et son estime de soi, et confirment sa capacité de provoquer des bonnes choses ainsi que la bonté de la vie. La pensée pessimiste Les pessimistes ont tendance à penser de la façon opposée et à avoir une faible estime de soi et un manque de confiance en soi. Ils croient que les événements négatifs arrivent à cause d’eux, qu’une erreur annonce des erreurs futures et que les erreurs dans d’autres secteurs de leur vie sont inévitables puisqu’ils en sont la cause. Ils voient les événements positifs comme des coups de chance qui sont causés par des choses en dehors de leur contrôle et qui ne se produiront sans doute pas à nouveau. Une pessimiste verrait un promotion comme un événement chanceux qui ne se produira probablement pas à nouveau. Ne pas obtenir la promotion sera interprété comme le signe qu’elle n’est pas assez qualifiée et comme annonciateur qu’elle n’obtiendra pas d’autres promotions dans l’avenir. Devenir plus optimiste Les recherches de Martin Seligman ont montré que les gens ont tendance à apprendre un mode de pensée qui correspond au sentiment d’impuissance et aux comportements désespérés après avoir souffert d’événements difficiles. Ces recherches montrent aussi qu’ils peuvent apprendre à interpréter différemment les événements vécus et devenir plus optimistes. Voici comment les pensées négatives peuvent être remises en question : – Quand quelque chose de positif arrive dans votre vie, arrêtez-vous pour analyser votre processus de pensée. Est-ce que vous vous donnez le crédit d’avoir contribué à ce qui arrive de bien? Pensez à vos différents points forts qui sont intervenus et aux façons dont vous avez contribué directement ou indirectement à cet événement positif. – Pensez à d’autres domaines de votre vie qui peuvent être affectés par cet événement. Pensez comment vos forces qui ont contribué à ce bon événement peuvent aussi amener du positif dans d’autres domaines de votre vie. Par exemple, quelles autres bonnes choses peuvent être amenés par votre intelligence, votre force de travail et votre capacité de vous préparer à des tâches? – Imaginez quelles possibilités l’avenir peut vous réserver. Quelles possibilités peuvent s’ouvrir en conséquence des réussites que vous pouvez anticiper (ex. un travail après les études). – Quand quelque chose de négatif arrive, pensez aux circonstances atténuantes qui ont pu contribuer à ce que ça arrive. Si vous avez mal performé à un examen, par exemple, quelles circonstances extérieures peuvent avoir contribué à l’échec ? Étiez-vous particulièrement occupé dans la semaine précédente ? Manquiez-vous de sommeil ? Gardez à l’esprit que ce n’est pas nécessairement un signe d’incapacité personnelle. – Ayez conscience de vos limites afin d’y travailler mais misez sur vos points forts, c’est ce qu’il y a de plus puissant. – Considérez vos échecs comme des occasions d’apprentissage et des étapes vers le prochain succès. Plus vous pratiquerez la remise en question de vos modes de pensée, plus elle deviendra automatique avec le temps…

L’entrepreneur et l’optimiste croient au pouvoir de la volonté et de l’action

Philippe-Gabilliet

Philippe Gabilliet répond à Yves Vilaginés dans le journal Les Echos du 19 novembre 2014

L’optimisme est-il inné ou est-ce un état d’esprit acquis ?
Il faut faire une distinction entre la disposition, c’est-à-dire le trait de caractère, et le comportement au quotidien. La posture optimiste tient à trois choses. Face à une réalité ambiguë, l’optimiste regarde en priorité les forces. C’est également un anticipateur positif. Enfin, il affirme une croyance dans le pouvoir de la volonté et de l’action.

Les entrepreneurs sont-ils plus optimistes que les autres ?
Parmi les entrepreneurs, il y a de tout. Je suis incapable de dire s’il existe une personnalité type de l’entrepreneur. Mais, à partir du moment où la réussite est fondée sur la qualité des interactions avec autrui, alors oui on a intérêt à mettre en oeuvre des comportements d’optimisation.

Entrepreneurs et optimistes ont foi dans le pouvoir de l’action, même quand les éléments ne sont pas favorables. L’entrepreneur est, structurellement, un résilient. A un moment donné, c’est quelqu’un qui a dit « non » au statu quo. Beaucoup d’entrepreneurs se lancent, alors qu’une majorité des gens leur dit qu’ils sont fous.

Mais peut-on apprendre ces comportements d’optimisation dont vous parlez ?
On peut identifier certaines contre-indications. Par exemple, le perfectionnisme va de toujours attendre d’être prêt pour se lancer, et finalement repousser sans cesse. On peut aussi apprendre à éviter certaines erreurs techniques : bien bâtir un « business plan », les étapes méthodologiques pour transformer une idée en projet, mieux raconter son idée.

En résumé, on peut s’entraîner à devenir un meilleur porteur de projet, mais ce qu’on ne peut apprendre c’est le désir, la pulsion prométhéenne de création de valeur économique qui, pour certains, est existentielle. L’entrepreneur doit aussi se méfier de lui-même : est-il certain de vouloir ce qu’il veut ? Il faut se méfier des entrepreneurs réactionnels, qui créent contre un système économique qui les exclut ou par suivisme de la tradition familiale.

La première qualité des entrepreneurs est la passion (*). Est-ce la même chose ?
La passion est un concept philosophique équivalent à celui du désir chez les psychologues. L’entrepreneur sera d’autant plus résilient qu’il sera porté par une passion. Son désir va nourrir sa persévérance.
Pour ma part, je pose clairement la question de la différence entre la persévérance et l’entêtement pour celui qui le vit. Et il me semble que c’est le sentiment d’énergie. Le persévérant a envie de se relever. Dès que la frustration prend le dessus, que les difficultés drainent notre énergie et nous épuisent, alors il est temps de passer à autre chose.

Comment nourrir cette passion ou ce désir ?
Cela se cultive avec les autres. Il faut parler de son projet autour de soi.

Mais comment rester lucide ?
La posture d’entrepreneur est fondamentalement égoïste. C’est le projet d’abord ! Il y a donc un prix à payer. L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est un mythe. il faut plutôt parler d’intégration des contraintes. L’entrepreneur doit négocier avec son entourage en termes de disponibilités. Et, selon moi, il y a deux signaux d’alerte : lorsque les liens sociaux commencent à se déliter, les conflits avec son conjoint, ses enfants, ses amis se multiplient et si, en plus, il y a « drainage psychologique », à travers un sentiment de ras-le-bol, de prise de tête.
Mais il est presque impossible de s’en rendre compte par soi-même. Aussi, je recommande d’avoir un tiers sauveur, quelqu’un, si possible en dehors de son univers très proche, à qui on donne un droit d’alerte sur nous-mêmes. On peut même le formaliser par écrit.

Quid de la chance ? Existe-t-elle ?
La chance relève de l’expérience. Certains disent qu’ils en ont. Il s’agit d’un événement inattendu et hors de contrôle qui se révèle bénéfique pour soi. Mais c’est, la plupart du temps, la rencontre entre un événement et une action. Les « chanceux » partagent certaines caractéristiques : ce sont des gens attentifs, ils possèdent une sorte de radar à opportunités ; ils portent un projet sur lequel l’événement va s’articuler ; ce sont des hommes et des femmes en connexion avec les autres ; ils possèdent un bac à compost intérieur qui recycle les épreuves et les échecs en accélèrant les phases de deuil ; enfin, il ont de l’audace, ils essaient, ils expérimentent.

Yves Vilaginés, les Echos 19 novembre 2014

(*) « Inné ou acquis, l’ADN de l’entrepreneur décodé », étude EY, 2011.

Source : www.lesechos.fr/thema/optimisme-creation/0203927370537-philippe-gabilliet-lentrepreneur-et-loptimiste-croient-dans-le-pouvoir-de-la-volonte-et-de-laction-1065890.php

Il y a un conformisme social à être pessimiste

Le Dr Michel Lejoyeux est professeur de psychiatrie à Paris-VII, directeur des services de psychiatrie et d’addictologie des hôpitaux Bichat et Maison-Blanche. Il vient de publier « Réveillez vos désirs » (Plon).

– LE FIGARO : La capacité à espérer vous semble-t-elle en difficulté aujourd’hui ? Et si oui, pourquoi?

– Michel LEJOYEUX : Il y a, je crois, un conformisme social à être pessimiste. Mais aussi des mécanismes psychologiques: les retombées successives d’informations négatives reprises sans cesse dans les médias, la tendance naturelle à dire plus facilement des choses décourageantes, la plus grande facilité à se remémorer des événements tristes… tout cela finit par éroder nos raisons d’espérer. Et les plus anxieux d’entre nous ont une réelle porosité à ce pessimisme ambiant. Ils s’attendent au pire en permanence, tentant ainsi de le maîtriser, mais, n’amenant aucune solution, ils ne font qu’augmenter leurs hormones du stress, ce qui est toxique. Aujourd’hui, la psychologie moderne montre que seul un mélange de foi, de volonté et d’espérance – des mots qu’employait le général de Gaulle pour motiver les recrues de la France libre – peut réellement changer les choses.

– Quelles sont les conditions d’une telle forme d’optimisme ?

– Il me semble que nous avons, tous, plus d’espoir que nous ne croyons, car celui-ci tient à la force de nos désirs, et notre machine à créer du désir, si nous l’utilisons, ne s’use pas. Cependant, pour pouvoir espérer, trois éléments sont nécessaires: d’abord, il faut se sentir en sécurité ; celui qui est menacé doit d’abord se dégager d’une telle oppression. Ensuite, il faut être avec les autres, l’isolement nourrit généralement peu la capacité à espérer. Enfin, il faut avoir de la mémoire. L’espoir ne se décrète pas dans l’ici et maintenant mais naît du fait qu’ayant fait la paix avec son passé on peut se remémorer ses réussites, ses succès.

– Pourquoi nos désirs sont-ils des clés qui, selon vous, peuvent faire grandir l’espérance en nous ?

– Ce ne sont pas les désirs très «exotiques» (devenir quelqu’un d’autre, vivre dans un pays idéal…) qui nous portent le plus mais au contraire les désirs à notre portée. Ces «plaisirs minuscules» dont parlait Philippe Delerm ou La Liste de mes envies de Grégoire Delacourt nous renseignent sur ce qui fait sens pour nous, répond à nos valeurs et nous satisfait, alors que les «grands espoirs» nés de désirs impossibles, trop hauts, peuvent nous épuiser et sont souvent sources de découragement.

– Vous osez aussi dire qu’il y a une part de volonté ?

– Oui, car l’espoir est tout sauf l’attente. Il est le résultat de petits désirs qu’on parvient à porter et à vivre. Ceux-ci impliquent des moments d’attention, de conscience. La volonté est presque devenue un mot tabou en médecine ou en psychologie. De même, alors que l’espérance est notre oxygène, notre drogue en libre accès qui nous porte dans les moments difficiles, la science moderne s’en méfie autant que de la foi. Elle préfère l’appeler «optimisme» ou «anticipation positive»!

– Quel «travail intérieur» peut permettre d’y accéder ?

– Il faut déjà bien être au clair avec soi en connaissant ses désirs. Ensuite, attendre qu’on vous devine rend malheureux. Lorsqu’on a envie de quelque chose, il faut oser le demander. Exprimer ses envies, ses projets, c’est déjà les faire exister.

Source : sante.lefigaro.fr/actualite/2014/11/28/23112-il-y-conformisme-social-etre-pessimiste

Halte au Cynisme !

Le contraire de l’optimisme, ce n’est pas uniquement le pessimisme. Non, le contraire de l’optimisme, c’est aussi et peut-être davantage encore le cynisme. Les cyniques sont destructeurs. Ils détruisent tout, l’espoir, l’enthousiasme, l’éthique, la morale. Au même titre que le communisme est mort de son cynisme, cette société de surproduction et de surconsommation de biens à faible valeur ajoutée, tel qu’elle s’est pervertie dans la cupidité et l’absence totale de compassion, périra par son cynisme si elle n’intègre pas très rapidement la conscience de la fraternité de tous les êtres humains. Il nous appartient, à nous, les Optimistes, citoyens de l’Optimistan, le nouvel Etat de conscience, de formuler des propositions pour un monde meilleur, plus juste, plus respectueux, plus fraternel.

Samsara Food Sequence

Je vous propose de consacrer six minutes pour une réflexion sur la caricature de notre mode de vie qui nous est proposée par cette vidéo tirée d’un film exceptionnel pour qui s’émerveille encore d’un monde qui n’est pas condamné à condition d’opérer cette révolution des consciences qui nous sortira du cynisme.
Joyeuses fêtes de fin d’année, en conscience et en optimisme.

Rodolphe Meyer, président.

L’obsession du pouvoir par Emmanuel Toniutti

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L’étymologie du mot pouvoir provient de posse en latin, il signifie « être capable de, avoir la force de » faire quelque chose, d’agir en vue d’atteindre un objectif. Appliqué au leadership, nous pouvons distinguer deux formes de pouvoir.La première consiste en notre capacité à guider les autres vers une direction bien définie avec une vision claire du futur vers lequel nous souhaitons aller et une notion forte de responsabilité collective. Dans ce cas, le leader dégage une énergie puissante et accompagne les personnes à s’épanouir pour générer de l’énergie positive. Cette forme de pouvoir s’enracine dans l’autorité.

La deuxième forme de pouvoir consiste à contraindre les autres à agir contre leur propre volonté en leur faisant faire quelque chose qu’ils ne feraient pas d’eux-mêmes. Dans ce modèle, le leader exerce une pression de domination sur les autres et génère de l’énergie négative. Cette forme de pouvoir s’enracine dans l’agressivité, l’intimidation et le contrôle. Elle caractérise la recherche de la maîtrise absolue d’un sujet, d’un individu, d’une situation. Elle s’exprime généralement, sous stress, par l’excès de colère et la vengeance.
Les personnes qui cherchent à dominer ont inconsciemment peur d’être humilié par les autres car pour elles, il vaut mieux être craint qu’aimé. Elles ne montrent pas leur faiblesse et sont persuadées qu’elles n’ont peur de rien, confrontant en permanence les autres en leur imposant leur vision du monde. Elles sont impulsives, agissent avant de réfléchir à la situation et oublient de penser aux autres. Cette obsession du pouvoir conduit à la témérité, c’est-à-dire à la croyance selon laquelle nous sommes le seul, ou la seule, à être capable d’affronter les difficultés et à redresser les situations difficiles : « je suis plus fort que tous les autres réunis, j’ai raison contre tout le monde ». Cette forme de pouvoir génère naturellement une pensée et un modèle dictatoriaux. Il est relativement aisé de repérer les comportements des leaders qui imposent cette dimension négative du pouvoir car leurs attitudes s’accompagnent de menaces subtiles ou violentes : « il vaudrait mieux que tu penses et fasses comme moi autrement je te sanctionne ».
Dans son livre Power, Robert Greene définit 48 manières d’exercer son pouvoir. L’une des thèses majeures de son ouvrage exprime l’idée selon laquelle une façon d’agir mal (tuer, voler, trahir, flouer la loi) peut conduire à un bien nécessaire. De nombreux leaders estiment en effet que la transgression des lois et l’invention de nouvelles règles du jeu sont inévitables pour réussir. L’important est d’être fort, d’avoir du culot et le sens de la réparti. Il s’agit d’aller directement au but, sans détours. Intimider son entourage par la puissance de ses propos et développer une hostilité difficile à gérer par les autres font partie des comportements quotidiens des personnes qui sont obsédées par le pouvoir. La dimension inhérente à son mode de fonctionnement s’accompagne très souvent de la mauvaise foi, la facilité à dissimuler les informations importantes et la volonté de posséder l’autre, de manière à fusionner avec lui pour se l’accaparer pleinement. Le pouvoir consiste à créer un clan dont les membres se soutiennent les uns les autres pour devenir indestructibles. Le chef dirige ce clan avec fermeté. Tous ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui, ils deviennent une cible à abattre. Il est jaloux de tous ceux qu’il estime être plus forts que lui.

Dans le langage quotidien, nous confondons souvent pouvoir et autorité. Le mot auctoritas en latin signifie « augmenter, la capacité de faire grandir » les autres avec soi-même. Elle est l’antidote nécessaire à l’obsession du pouvoir. Si celle-ci consiste en effet à démontrer sa force pour détruire l’autre, l’autorité souligne au contraire la capacité à se mettre le plus gratuitement possible au service des autres en conduisant l’équipe avec détermination et respect des personnes. Le comportement d’autorité permet de développer un grand sens de la justice et de l’équité.
Dans son Journal, Cesare Pavese décrit parfaitement ce concept d’autorité en le reliant à la notion de l’amour : « tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse à l’autre sans qu’il s’en serve pour affirmer sa force ». L’obsession du pouvoir viendrait en ce sens du fait que les personnes qui y sont soumises ne se sentent reconnues que lorsqu’elles se montrent fortes. Elles ont en effet développé cette croyance selon laquelle se montrer faible face aux autres est dangereux. Sortir de l’obsession du pouvoir reviendrait ainsi à développer l’humilité nécessaire pour prendre le temps d’écouter pleinement ce que les autres ont à dire, retenir le meilleur de leurs propositions et remettre en question son propre point de vue en acceptant de ne pas avoir toujours raison. Cela appelle à la recherche de l’équilibre, à avoir des opinions moins tranchées et à essayer de mettre en place des relations plus harmonieuses dans sa vie de tous les jours. Ne serait-ce pas là la manière d’être bienveillant avec soi-même et les autres ?…

Retrouvez Emmanuel sur son Blog: http://iecgtoniutti.wordpress.com/author/iecgtoniutti/

Rodolphe Meyer, président

La force de l’optimisme, ou comment développer sa capacité à rebondir ?

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Les revers de la vie n’épargnent personne. Mais l’optimiste, au lieu de baisser les bras, se relève et repart à l’attaque. C’est cette capacité de rebond qui lui permet de réaliser tout son potentiel. Comment alors le pessimiste pourrai-t-il l’acquérir ? Et cet apprentissage de l’optimisme ne risque-t-il pas de se faire aux dépens du réalisme ?

Précisons qu’il ne s’agit pas de verser dans un optimisme béat mais de libérer le pessimiste d’un mode d’explication des événements qui l’empêche de vivre ; de l’aider à élargir les choix dont il dispose face à l’adversité.

Il s’agit de briser le cercle vicieux qui déclenche une réaction d’abdication du pessimiste face à l’adversité. En remettant à plat le lien entre adversité, interprétation et conséquences. Les explications pessimistes nourrissent le découragement alors que l’optimisme pousse à l’action positive. Déduction logique : il suffit de modifier ses interprétations habituelles de l’adversité pour pouvoir réagir de façon nouvelle.

Ayant pris conscience du caractère pessimiste de ses interprétations, on dispose alors de deux possibilités d’action :
– en détourner son attention = la distraction
– ou bien les remettre en cause = la réfutation. La seconde option ayant un effet plus durable, c’est sur elle qu’on va mettre l’accent.

En matière de réfutation, il existe 4 grandes techniques :

1) Quels sont les faits ?

L’optimisme se nourrit de faits, non pas d’une vision positive béate et injustifiée mais de faits concrets qui lui permettent de résister à des a priori qui entraînent eux-mêmes des réactions trop négatives.

2) Quelles sont les explications de rechange ?

Rares sont les événements qui n’ont qu’une seule cause. Or le pessimiste a tendance à privilégier la plus défavorable des causes. Et il le fait non pas par réalisme mais par habitude pessimiste.

3) Quand bien même l’interprétation pessimiste est fondée, quelle en est la portée ? Est-il nécessaire de dramatiser ? Une entorse à mon régime ne fait pas de moi un goinfre… Autre angle de vue : quelle est la probabilité des conséquences néfastes que j’imagine ?

4) Enfin quelle est l’utilité de mon interprétation négative ?

Certaines personnes souffrent à chaque épreuve de l’injustice de la vie. Elles n’ont peut-être pas tort, mais à quoi cela sert-il de revenir sans cesse sur ces injustices ? La croyance en un monde juste est peut-être en soi une source de plus de souffrances qu’elle n’en vaut la peine.
Variante (qui renvoie à la « distraction ») : au lieu de s’interroger sur la justesse de son interprétation, on peut tout simplement se demander si cela a une quelconque utilité d’y réfléchir à ce moment précis. Par exemple le funambule doit certes réfléchir aux conséquences d’une chute. Mais pas pendant qu’il avance sur la corde raide !

En résumé, sentiments et actions découlent non pas directement d’une situation d’adversité en tant que telle mais plutôt de l’interprétation que nous en faisons. D’où la possibilité de transformer notre disposition d’esprit face aux revers de la vie et donc de mieux y réagir.
En prenant l’habitude de mettre en discussion ses interprétations négatives, en suivant la séquence : Adversité / Interprétation / Conséquences / Réfutation / Dynamisation.

Synthèse de « La force de l’optimisme » de Martin Seligman – Source : www.v-originale.com/BLOG/wp-content/uploads/2013/09/La-force-de-loptimisme.pdf

Remettre de la joie dans les liens plutôt que dans les biens

Venez rejoindre la tribu des optimistes en Opimistan. Un état, mais de conscience. Un interview Moodstep de Luc Simonet.

Rodolphe Meyer , président.

100% Optimistes malgré les aléas ! ou « Save the date 2 »

Chers ami(e)s, Vous êtes nombreux a nous demander des nouvelles de la soirée du 30 octobre. Comme certains l’ont déjà deviné, et malgré un combat féroce de toute l’équipe du projet, nous somme obligés de jeter l’éponge. Le lieu, les investissements, le volume de la soirée que nous avions prévue pour vous n’était possible que si nos deux prestigieux VIP étaient présents. Hors ils nous ont coup sur coup signifié leur désengagement, temporaire, du projet. Ce n’est que partie remise et nous reviendront avec un événement mémorable.

Je tiens par ces quelques lignes a vous exprimer mon regret de ne pouvoir vous réunir comme prévu et à remercier toute l’équipe qui a travaillé jusqu’au dernier moment pour essayer de faire vivre notre idée. Je remercie aussi des sympathisant que nous recontacterons vite, je pense en particulier à Nagatt Al Zuheiri, Christian Fabry, Nele Van Malderen, Philippe Bobola, Luc Simonet, Seymour Brussel et Olivier Mettau.

« Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. » Eleanor Roosevelt.

3 clés pour un automne optimiste !

Yves de Montbon et David Laroche pour une interview impromptue mais pleine de sens et de contenu.
A bientôt.

Rodolphe Meyer, président.

Optimisme de rigueur pour la rentrée du marché de l’art !

En cette rentrée, la tendance sur le marché de l’art est plutôt dynamique. De nombreux événements à travers la planète en attestent.
Le dernier rapport publié par la TEFAF stipule que « le marché de l’art et des antiquités est revenu à des sommets atteints lors du boom précédant la récession ». Thierry Ehrmann, fondateur et président d’Artprice, a expliqué à l’Agence France Presse (AFP) que la très bonne santé du marché de l’art devrait se confirmer pour l’ensemble de l’année 2014 « sauf événement géopolitique majeur ».
Aujourd’hui, nous voyons que la qualité et la valeur de l’art ne sont plus déterminées par l’histoire ou la critique, mais plutôt par les prix et l’intérêt suscités lors des ventes aux particuliers.

Quant à ce qui attend le marché de l’art pour ces mois à venir, de nombreux événements majeurs sont prévus : d’abord la fondation Louis Vuitton ouvre ses portes au milieu du Bois de Boulogne à Paris, le 27 octobre. Le bâtiment de la fondation, conçu par l’architecte Frank Gehry, se veut un centre de promotion de la création artistique française et internationale, tandis que les collections et programmes mettront en avant les mouvements créatifs des XX et XXIe siècles.

Une autre inauguration aura lieu à Singapour, avec l’ouverture de la National Gallery de Singapour, proposant des pièces d’Asie du sud-est, dont Singapour, du XIXe à aujourd’hui. Deux bâtiments historiques — le City Hall et l’ancienne Court Suprême — vont être rénovés pour accueillir la National Gallery. À l’inverse, 2015 marquera la fin d’une ère pour la Hayward Gallery de Londres, qui fermera ses portes pendant deux ans pour des travaux d’agrandissements. Avant la fermeture, le musée exposera l’artiste belge Carsten Höller qui utilisera à sa guise le bâtiment, avec une carte blanche liée aux travaux de rénovation qui y seront menés.

Parmi les autres expositions significatives à venir : Jeff Koons présentera au Louvre à Paris en 2015, ses grandes sculptures Balloon Rabbit, Balloon Swan et Balloon Monkey, et Sonia Delaunay au Musée d’art moderne de Paris en février puis à la Tate Modern de Londres, du 15 avril au 9 août 2015. À Venise, le Guggenheim présentera « Azimut/h,» une exposition dédiée à la galerie et à la revue créée en 1959 par Piero Manzoni et Enrico Castellani, visible du 20 septembre 2014 au 19 janvier 2015.

Enfin si vous avez la chance de passer par la ville de Sion vous ne devez pas manquer de visiter la concept galerie Fusion’elles de nos amies optimistes Kerstin et Brigitte. Elles vous convient à suspendre le temps pour découvrir leur univers où une Malvoisie flétrie sublime un foie gras, l’oeuvre d’un artiste donne le ton, les gourmandises animent le mobilier, et les accessoires s’invitent à table. Épicure y rencontre Mélété !

Brigitte et Kerstin à Fusion'elles

Rodolphe Meyer, président

L’optimisme un art de vivre: le choix de Michel Field !

Pour son coup de cœur du jour Michel Field revient sur le dossier du journal La Croix consacré au dernier ouvrage d’Alain Braconnier : « Optimisme ».

Source vidéo : Le choix de Michel Field : L’optimisme un art de vivre (environ 4 minutes)

Pour bien démarrer la rentrée !

Rodolphe Meyer, président.