Et si 2015 avait été une bonne année ?

C’est un classique des rédactions. À chaque fin d’année, nous faisons le bilan, cherchant à voir ce que l’année écoulée a apporté de bienfaits dans le monde. Cette tâche est plus dure certaines années que d’autres. Mais, malgré les attaques terroristes sur le sol français, en Afrique, aux États-Unis et au Liban, la guerre en Syrie, l’explosion du problème migratoire et autres événements consternants, 2015 ne fait pas exception et recèle aussi son lot d’avancées politiques et sanitaires majeures, montre The Atlantic, chiffres à l’appui.

Ainsi, le magazine américain explique que, contrairement aux apparences, il semble qu’il y ait eu (un peu) moins de morts cette année en Syrie qu’en 2014. De manière générale, la stabilité politique dans le monde et les perspectives de paix ont fait de grands progrès avec l’accord sur le nucléaire iranien conclu, donc, entre l’Iran et les grandes puissances en juillet.

Du mieux pour tous

Sur ce point, on remarque qu’il y a désormais 125 démocraties électorales (dont une moitié où le pluralisme est respecté cependant) sur le globe.

Au chapitre de la santé, les bonnes nouvelles sont en nombre non-négligeable aussi. Les morts dues à la famine sont de plus en plus rares et circonscrites aux États en voie de décomposition. La population sous-nourrie est passée de 19% à 11% de la population mondiale entre 1990 et 2015. Le virus Ebola a largement reculé en Afrique de l’ouest (seulement 4 cas répertoriés en novembre dans la zone). Un vaccin contre le mal a prouvé son efficacité d’ailleurs tandis qu’un vaccin anti-malaria est en bonne voie. Quant à la polio, elle n’a pas frappé l’Afrique depuis un an.

La situation des enfants s’est améliorée aussi. Comme l’écrit presque joliment l’article, grâce aux avancées scientifiques face aux maladies infantiles ces dernières années, «sept millions de familles ont évité la peine d’enterrer leur enfant en 2015». En parallèle, il n’y a jamais eu autant d’enfants à l’école primaire sur la terre (moins de un sur dix était absent des bancs de l’école en 2015).

Il est encore trop tôt pour s’avancer sur les réalisations qui suivront cet engagement mais la conclusion ambitieuse de la COP21 de Paris permet d’attendre quelques éclaircies au sujet de l’environnement. Enfin, en 2015, 75 pays pénalisent encore les relations homosexuelles. C’est beaucoup bien sûr, mais en 2006, ils étaient encore 92, note The Atlantic.

Mars, Manaudou et aurores boréales

Ces deux dernières dimensions de 2015 ont aussi été retenues par Le Monde.fr, qui mentionne aussi cette jeune Française, atteinte du VIH durant la grossesse de sa mère et en phase de rémission actuellement ou encore la sortie d’un nouvel antibiotique.

Mais l’équipe des Décodeurs du Monde.fr, chargée de l’article, se distingue surtout par un sens des priorités bien à elle et un optimisme rafraîchissant. Ainsi, si, malgré les tueries de Charlie Hebdo et du Bataclan entre autres, on aurait tort de trop se plaindre de la tournure de 2015, c’est aussi parce qu’en août, à Kazan en Russie, Florent Manaudou est devenu champion du monde de 50m nage libre; parce qu’en juin, une aurore boréale a illuminé la Normandie; qu’en mai, Charles Bolden, patron de la Nasa, a assuré qu’on pouvait éventuellement espérer marcher sur Mars en 2030.

Surtout, en mars 2015, iPhone a rendu l’année 2015 plus respirable en «s’ouvrant à la diversité», c’est-à-dire en permettant à ses utilisateurs de s’envoyer des emoticônes de couleur noire. Preuve que si les changements prennent du temps, parfois ils arrivent.

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